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Les sens du silence (culte du 9 mai 2010)
Le silence est violence quand on attend une réponse |
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| LE BONHEUR DU PAIN QUOTIDIEN (6 nov. 07)
Donne-nous aujourd'hui, le pain, dont nous avons besoin. Tu sais que nous avons besoin de nourriture. Sinon notre corps se vide, notre tête tourne, notre estomac se rétrécit, notre esprit titube. Nous ne pouvons plus ni aller, ni saisir. Nous sommes comme la plante sans eau, comme la langue collée, comme l’oiseau rétréci aux barreaux de sa cage. Tu es un Dieu soucieux des besoins de l'homme. C'est pourquoi tu as voulu t'appeler pain, et non pas idéal, ni horizon, ni absolu. Sans pain, tu le sais, nous ne pouvons pas tenir. Nous nous fanons et nous nous alanguissons, nous dépérissons et bientôt il ne nous servira à rien d'avoir des gestes sans réponse, des paroles sans effet, une vie sans force. Oui, donne-nous ce pain dont nous avons besoin pour nous habiter nous-mêmes. Donne-nous le pain nécessaire. Mais ce pain tu veux nous le donner pour aujourd'hui seulement. Tu interdis que l’on fasse provision de ta manne, qui apparaît matin comme la rosée de la nuit et qui se pourrit le soir, comme le papillon d'un jour. Tu veux ainsi nous limiter dans nos exigences, en nous interdisant l'excès de prétentions et l'excès de soucis. Tu souhaites que, pour nous disposer à ton royaume, nous redevenions comme les enfants, qui savent rire et pleurer dans l’instant, sans prolonger leurs rires, ni éterniser leurs pleurs. Tu es un Dieu qui nous limite à aujourd'hui, toi qui es semblable à toi, hier, aujourd’hui et demain. Tu dis : à chaque jour suffit sa peine, toi qui prends la même peine, hier, aujourd'hui et demain. Tu es le Dieu du pain quotidien, du pain nécessaire et du pain suffisant. Écoute la réalité de nos besoins, pour que nous écoutions la suffisance de ta grâce. Amen. André Dumas 100 prières possibles |
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L'usage des temps André Dumas 100 prières possibles -> Culte du 23 juillet 2006Ô Dieu, toi qui as du temps pour nous, donne-nous du temps pour toi. Toi qui tiens dans ta main ce qui a été, ce qui est et ce qui sera, donne-nous de tenir dans nos mains nos temps dispersés. Donne-nous de tenir le passé, sans être tenus par lui, de vivre en mémoire et non en nostalgie, de garder fidélité et non rigidité, de conserver les signes sans les momifier en reliques. Enlève déjà de nos passés l'encombrement inutile, qui nous alourdit sans nous vivifier, qui irrite le présent sans le nourrir, qui devient musée et n'est plus demeure. Car toi, tu es un Dieu qui a parlé dans le passé avec tant d'exactitude et de vivacité que tu fais de tes témoins d'alors nos contemporains essentiels. Tu es un Dieu non pas de mythes éternels, mais d'histoires si particulières que leur mémoire est une ancre pour nos navires déboussolés, une carte pour nos itinéraires incertains. Tu es le Dieu, dont la mémoire n'encombre pas et n'insulte pas, mais aimante et oriente. Donne-nous de tenir le présent, sans être absorbés par lui, de vivre en décisions et non en reports, de saisir l'occasion favorable sans nous agripper à l'occasion perdue, de discerner les signes, sans les vanter comme des oracles ou des privilèges. Enlève déjà de nos présents la fièvre qui agite et l'indolence qui rate. Enlève de nous le tourment de l'ailleurs et de l'autrement. Donne-nous la saveur de l'ici et du maintenant. Car toi, tu es un Dieu qui parle dans le présent avec tant de naturel et de possibilité que ta parole crée du temps naturel et possible en nous. Tu es un Dieu non pas d'illuminations surnaturelles, mais de présence écoutée, si bien que notre liberté surgit par ton invitation et que nous pouvons user du temps sans nous user contre lui. Donne-nous de tenir l'avenir, sans convoiter son illusion, ni redouter sa venue, de veiller sans surveiller, de vouloir sans obliger, de souhaiter sans forcer, de nous disposer aux signes sans nous enfièvrer aux attentes. Enlève déjà de notre avenir le souci inutiie, qui vole le temps par l'appréhension, qui supprime le temps par la supputation, qui anéantit la surprise par l'emprise et la reprise. Car toi tu es un Dieu qui parlera jusqu'à la fin des temps avec ton jugement qui nous dispense de juger les autres et de nous juger nous-mêmes, avec l'achèvement qui nous interdit de clore et de récapituler trop tôt, avec le renouvellement qui nous empêche de nous glorifier ou de nous désoler. Tu es le Dieu qui met le temps à la disposition de notre mémoire, de notre choix et de notre espoir. Amen.
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| Seigneur, Nous rêvons d’une maison où la table est préparée pour nous, une maison où l’on ait hâte de retourner pour y rencontrer des visages amis. Merci , Seigneur, parce que c’est ainsi que tu nous ouvres la porte de ta maison. Or, il y a tant de portes à ouvrir chez nous : porte de ma maison pour les voisins et l’inconnu de passage, porte de mon jardin pour le visiteur, le flâneur en quête d’amitié, porte de ma voiture pour cette personne en détresse, porte de l’église pour le touriste et le pèlerin en recherche de paix. Seigneur, il y a tant de portes à ouvrir dans ma maison: porte de mes yeux ensoleillant la banalité du quotidien, porte de mes lèvres invitées à bénir le Créateur et mes frères de tous les jours, porte de mes oreilles captant les messages de joie et les cris de détresse, porte de mes mains grandes ouvertes à l’amitié et au partage. Seigneur, donne-nous d’ouvrir ces portes un peu chaque jour. Puissions-nous t’inviter à entrer dans notre vie, comme Zachée et Abraham t’ont invité chez eux. Seigneur, viens demeurer chez nous.
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Voici mes mains, Seigneur, je te les offre Les voici avec toutes leurs compétences et avec toutes leurs limites. Je vois les écorchures et je sens les callosités qui me parlent du travail dur que j’ai fait ; Un pauvre reflet du travail que tu as fait pour moi. Je sens leur douceur et leur aspect lisse qui me parlent du soin que je prends ; Une petite lueur du soin que tu prends de moi. Je vois les bagues qui racontent l’histoire de mon amour et de ma vie ; Si seulement je pouvais te remercier d’une façon adéquate pour ton amour. Je t’offre la chaleur qui a touché ceux et celles que j’aime ; Je t’offre la froideur qui a transformé ces mains en armes. |
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Lors de la rencontre du 14 déc. 04, Bob Notman, au violon, nous présente
quelques mélodies africaines du CD qu'il vient de réaliser et nous parle de son activité missionnaire en Tanzanie, notamment de la construction d'une école villageoise dans le sud du pays. |
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